Metalhead - Film (2013)
Metalhead - Film (2013)

Film de Ragnar Bragason Drame 1 h 37 min 11 octobre 2013

1986, Hera vit dans un petit village très rural de l'Islande. Un jour, alors qu'elle a douze ans, un accident arrive à son frère aîné. Cet événement changera complètement sa vie ainsi que celle de sa famille. Profondément marquée, elle tâchera de trouver sa voie et consommer son mal de vivre par des gestes destructeurs et d'utiliser la musique metal, dont son frère était un fan invétéré, comme d'une catharsis.

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Metalhead Film


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Un 10 pas forcément très objectif, mais je ne peux juste pas décrire l'amour que j'ai pour ce film. De l'Islande, de la magnifique et envoûtante Islande, rurale et isolée, de la neige, et du metal (le black metal de l'époque seconde vague est à sa naissance au moment de l'histoire, donc encore très underground et fermé, ce qui ajoute pour moi une dimension encore plus fascinante au film). Et puis, de la dépression ; de l'ivresse, solitaire, lassée, abandonnée. Tout ce que j'aime. Certes, quelques maladresses, ou éléments qui me sont apparus comme tels, mais que je ne développerai pas parce que pas mon but (j'ai mis 10 quand même hein) mais au final une certaine justesse dans le récit du développement de la passion pour le metal que vit Hera. L'émotion est bien maitrisée, on installe une ambiance qui ne tombe jamais dans un "pathos" trop lourd -je me comprends- mais ne laisse pas indifférent (même si on peut noter deux trois scènes joyeuses, oh, tiens), enfin bref, tout est très justement dosé de ce coté là. Le film sait te faire comprendre quand tu dois juste te taire et t'imprégner du moment (la scène où Hera se met au black, de nuit dans la grange avec les vaches ) (ou la scène de fin sur du Megadeth ) (je peux en citer tellement pleins d'autres). Je rajouterais comme note personnelle (WARNING, petit spoiler mais je ne suis plus à un près): la présence de metalleux dans un film n'est pas si fréquente, et pourtant, oh mon dieu qu'elle n'a rien pour me déplaire. Je m'attendais à ce que le grand frère de Hera, Baldur, soit le seul metalhead masculin du film (et m'émoustille plein), mais l'arrivée des trois black metalleux norvégiens est juste... ow. (Bon, ici quand même, les mecs qui disent qu'ils n'ont jamais rien entendu d'aussi brutal et evil, euh, nan. Les gars, vous avez des noms ressemblant étrangement à ceux des membres d'un des plus grands groupes de black norvégiens, et vous avez un petit label à vous pas très connu, ce qui fait quand même un peu énorme déclic dans mon cerveau, hum hum, ne me dites pas que vous ne connaissez pas Mayhem, si ? Bon, même en écartant le petit doute dans ma tête quant à l'identité des messieurs, y a plein de black plus violent que ça à l'époque. Mais je veux bien que ce que fait Hera soit plein de douleur, de rage, de violence et d'émotion en même temps, très beau, mais quand même, "the most brutal and evil music I have ever heard"... la flatterie c'est pas bien les garçons.) Voilà, j'espère le revoir avec autant de plaisir la prochaine fois, et donc oui je le conseille. Mais il faut le regarder sans trop de préjugés, et être prêt à concéder quelques maladresses (voire clichés, peut-être) sur la relation metal - souffrance et révolte. Ça vaut le coup pour un film Islande-metal-mélancolie (avec pleins de passages qui font du bien aux oreilles).

outbuster